Samedi Détente © Laura Fouquere
Dorothée Munyaneza revient sur les douloureux événements qu’elle a vécus avec les membres de sa famille, durant les trois mois du génocide rwandais. D’avril à juillet 1994, elle décrit le périple enduré pour fuir des assassins, guidés par une vengeance aveuglante.
Comment trouver les mots pour ne pas choquer, pour ne pas alourdir sa propre peine. Entre rires, chants et récits individuels, le son des machettes et le bruit des fusils ont la sonorité de l’espoir. L’espoir de faire vivre la mémoire des disparus, l’espoir de ne pas taire l’horreur.
La voix de Dorothée Munyneza nous attire toujours plus loin dans les méandres de ses souvenirs d’enfants, que la vie a très vite confrontés à l’âpre réalité.
Nadia Beugré, danseuse ivoirienne l’accompagne sur scène et est tour à tour témoin, victime et bourreau.
La pièce soulève une question majeure sur le génocide rwandais : quel était le regard des populations dans les autres pays africains ? Des prémices du concept d’ « ivoirité » en Côte d’Ivoire, à l’élection de Nelson Mandela, en passant par la dévaluation du Franc CFA, qu’est-ce qui a réellement permis aux populations du continent africain et du monde entier de rester sourdes face aux cris d’horreur de près d’1 million de Tutsis et de Hutus modérés ?…
Samedi Détente – titre choisi en référence à une émission radio- dénonce l’indicible, et se place tel un exutoire de peines, de tristesse et d’incompréhensions, face à la haine.
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