Leslie Amine au carrefour de l’hybridité artistique

Découvrez le travail de l’artiste Leslie Amine- Je lui ai posé quelques questions pour le blog du magazine IAM!

identités palimpseste, 31x41 cm, encre, crayon, collage sur papier, 2014Leslie Amine, Identités palimpseste, 2014

31×41 cm, encre, crayon, collage sur papier

©Leslie Amine

Rencontre avec Leslie Amine, l’une des artistes sélectionnées pour l’exposition « Stories Tellers » qui se tiendra du 6 mars au 30 octobre 2015, à Bandjoun Station (Cameroun). Basée à Lyon (France), Leslie Amine explore les interstices identitaires de la notion de métissage, dont elle nous témoigne la force à travers ses peintures, ses dessins et ses installations, entre fragments du réel et inconscient créatif.

IAM : Pouvez-vous nous décrire votre parcours (votre formation, vos débuts de carrière). Comment êtes-vous parvenue à devenir artiste ?
Leslie Amine : J’ai fait les Beaux-Arts de Saint-Etienne pendant quatre ans. En 2003, pour mon voyage d’étude je suis allée au Togo, où j’ai pu collaboré avec le designer togolais Kossi Assou. Durant ces quatre mois, j’ai pérégriné entre le Togo, le Bénin et le Burkina Faso, partant à la rencontre des amis artistes d’Assou. J’ai rencontré plusieurs personnalités dont j’ai pu découvrir le travail et le parcours : j’ai ainsi tissé mon propre réseau. Puis j’ai effectué ma dernière et cinquième année à l’école des Beaux-Arts de Valence, en France. J’y ai passé mon diplôme, avec un projet d’installation intitulé Eden Garden qui mêlait dessin, vidéo, son et photographie. J’avais une réelle volonté d’intégrer les Beaux-Arts et j’y suis parvenue ! Mon parcours y a été passionnant entre les cours de sculpture, les rencontres avec les autres élèves et les « découvertes » à la bibliothèque. Tout coulait de source et je suivais mes intuitions, sans pour autant me projeter dans une vie d’artiste ou encore m’identifier aux artistes dont je découvrais les œuvres et qui m’inspiraient, comme Gordon Matta-Clark et son rapport à l’espace et à l’architecture.
Lorsque j’ai commencé les Beaux-Arts, je ne voulais pas spécialement devenir artiste. Auparavant, je ne m’étais pas vraiment posé les questions  de « Pourquoi vouloir être artiste ? Qu’est-ce qu’un artiste ? Est-ce un métier ? ». Après des études en Arts plastiques, je souhaitais continuer à questionner les formes, à dessiner, je ne pensais pas à un métier en particulier, mais j’étais très déterminée à continuer sur cette voie et pas une autre. Mais à la fin de mon cursus, la question de se définir personnellement s’est posée. Petit à petit, je me revendiquais d’être artiste et me définissais par mes créations plastiques.
Ma mère ayant elle-même fait les Beaux-Arts, j’ai pu admiré ses dessins dès mon plus jeune âge. Or, il est vrai qu’au travers de son expérience, elle m’a davantage encouragée vers une situation plus stable, comme occuper un poste de professeur de dessin. Même face aux difficultés liées au statut d’artiste, j’ai toujours refusé d’opter pour la voie de la stabilité. J’ai poursuivi les Beaux-Arts sans que ma famille ne soit vraiment convaincue et rassurée pour mon avenir, mais en ayant tout de même leur soutien et leurs encouragements.

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