3 questions à Haweya Mohamed, co-fondatrice d’Afrobytes

« Afrobytes souhaite mettre la tech africaine sur la carte de la tech mondiale. Nous aimerions que cet événement devienne un vrai rendez vous annuel. » 

Haweya Mohamed

 

Les 21 et 22 mars prochains, Afrobytes revient à Paris pour sa seconde édition, avec un programme riche et diversifié. De l’agriculture aux questions de genres, différentes thématiques sont abordées à travers le prisme des nouvelles technologies sur le continents africain.

african links a posé 3 questions à Haweya Mohamed, la co-fondatrice d’Afrobytes.

N’oubliez pas de vous inscrire pour assister aux conférences ici.

328A9723-reHaweya Mohamed et Ammin Youssouf, les fondateurs d’Afrobytes 

african links: Pourquoi  » Afrobytes »?

Haweya Mohamed: Afrobytes est un « start up studio », qui organise des conférences sur l’innovation en Afrique et un diaspora lab. 
C’est en voyant fleurir les Hubs en Afrique que nous nous sommes dit qu’il en manquait un : Celui de la diaspora. 
Nous avions deux choix : Londres ou Paris. Nous souhaitons faire de la capitale française, un point de passage clé pour le marché de l’innovation en Afrique. Nous avons donc décidé de le créer à Paris où réside la plus grande diaspora africaine en Europe et où elle est extrêmement variée. 
L’autre raison est que la diaspora transfère annuellement plus de 65 milliards de dollars sur le continent africain. Il s’agit du premier investisseur du continent, qui a les moyens de payer des services qui pourront aider leurs familles sur place. La diaspora souhaite surtout participer au développement de l’Afrique.
Pour le moment, à part les acteurs de transfert d’argent, très peu de services sont adressés à cette diaspora qui a des besoins bien spécifiques. 
Un exemple, beaucoup de personnes âgées repartent vivre dans leur pays d’origine où elles ont construit une maison. Un grand nombre souhaitent retrouver leurs habitudes européennes de consommation d’où l’apparition de grands distributeurs français comme Carrefour qui ouvrira un magasin en mai 2016, dans un centre commercial haut de gamme à Nairobi,au Kenya. 
Afrobytes souhaite apporter à sa manière des solutions et connecter la tech africaine et la tech européenne dans ce qu’il y a de plus innovant dans une perspective de développement inclusif, responsable et équitable. 
a.f: Comment s’est construit le projet Afrobytes?
H. M. : Ammin et moi avions la même vision sur ce que nous souhaitions faire pour notre continent d’origine.  
Il venait de vendre sa société Big Youth et je rentrais du Maroc. Nous avons bien senti qu’il se passait quelque chose à propos de ces questions et que c’était le bon moment pour nous de s’y intéresser de plus près. 
Afrobytes est une société privée, créée à Paris, en Novembre 2015 . 
a.f: Quelles sont vos ambitions pour les prochaines éditions d’Afrobytes?
H. M. : Afrobytes souhaite devenir incontournable sur ces questions et mettre la tech africaine sur la carte de la tech mondiale. Nous aimerions que cet événement devienne un vrai rendez-vous annuel. 
Actuellement, nous travaillons  avec Cap Digital en vue de la première conférence totalement dédiée à la tech africaine à Paris, et ce dans le cadre du prochain festival Futur en Seine, qui aura lieu en juin 2016, . 
Il s’agira, entre autres, de montrer l’Afrique comme on la voit rarement. 
L’objectif sera également de réduire la distance avec les investisseurs qui sont intéressés par la question de l’innovation en Afrique, mais qui n’ont pas encore les outils pour aborder le sujet . 
Lors de cet événement nous allons démontrer le meilleur de la tech africaine et surtout mettre en valeur les usages qui existent sur le continent africain depuis des années, et que nous n’avons pas encore en Europe. 
C’est cette Afrique que nous souhaitons faire briller: une Afrique jeune, urbaine, connectée et qui émet de nouveaux signes. 
Nous savons surtout que c’est par ce biais là que nous allons pouvoir modifier et faire évoluer le champ lexical lié à ce continent souvent qualifié de « Dark Continent ». 
Les succès récents nous montrent bien que ce n’est plus vraiment le cas aujourd’hui. Les chiffres démographiques sont là pour nous faire comprendre que quoi qu’il arrive, il sera difficile d’ignorer un marché représentant un habitant sur quatre.  
Propos recueillis par Virginie Ehonian
En + :
http://www.afrobytes.com
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Un commentaire

  1. Bonjour haweya,
    Je suis un chef d’entreprise d’origine Djiboutien installé à Bruxelles
    Je travaille dans le domaine de la bijouterie- joaillerie et le marché africain m’intéresse beaucoup, donc s’il y a des choses à faire ensemble je serais ravi.
    Voici le lien de mon site :www.castinghouse.be

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