TOP 5 des artistes africains (African Art Market Report)

L’African Art Market Report 2014 (consultable en anglais ici), propose un classement des artistes les plus cotés artistes issus du continent, reconnus sur la scène internationale de l’art. Voici le Top 5 de ce classement.

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 El Anatsui ©DR

1. The Big boss : El Anatsui

El Anatsui séduit avec ses sculptures composées à partir de matériaux non nobles. Tessons, capsules et bouchons de bouteilles, fibres de cannettes… El Anatsui réinvente une pratique artistique à travers des métaphores et un réenchantement plastique de l’artisanat Ashanti, repoussant ainsi d’une certaine manière les limites spatio-temporelles de l’Arte Povera (courant artistique des années 1960, Italie). Ses compositions magistrales lui ont valu de rayonner sur la scène internationale de l’art contemporain, et également de recevoir un Lion d’or à l’occasion de la 56ème Biennale de Venise (2015). Le sculpteur ghanéen est aujourd’hui l’artiste issu du continent africain le plus coté, avec des œuvres pouvant atteindre plus d’un million d’euros.

El Anatsui est né en 1944 à Anyako (Gold Coast, actuel Ghana) ; vit et travaille à Lagos, Nigéria.

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Julie Mehretu © Emmet Malmstrom

2. Julie Mehretu : jeu habile de lignes et de formes.

Aux côtés de Yayoi Kusama (1929, Japon), Cindy Sherman (1954, Etats-Unis), Marlène Dumas (1953, Afrique du Sud) ou encore Tracey Emin (1952, Royaume-Uni) Julie Mehretu figure au 7ème rang du classement d’Artnet des artistes féminines vivantes les plus chères.

Explosion de lignes, multiplicité des points de fuite, des formes géométriques qui deviennent des motifs répétitifs : les peintures de Mehretu livrent une expérience sensorielle inédite. Vibrantes et délicates à la fois, ses compositions picturales dévoilent les abîmes de notre monde contemporain, avec un vocabulaire architectural qui oscille entre rigidité, souplesse et subtilité.

Le prix de ses œuvres dépasse le million d’euros, lui assurant une grande notoriété sur la scène artistique internationale. Pinault, le MoMA, la Tate Modern ou encore la Smithsonian Institution : tous s’arrachent ses peintures, les intégrant dans leurs collections.

Julie Mehretu est née 1970 à Addis Abeba, Ethiopie ; vit et travaille à New-York, Etats-Unis.

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3. William Kentridge : du fusain à la vidéo, il n’y a qu’un pas.

Ses dessins au fusain et ses animations ont fait le tour du monde. Ses scènes graphiques sombres abordent l’histoire et s’inscrivent dans l’œuvre de l’artiste sud-africain à la croisée de plusieurs disciplines.

Performance, sculpture, gravure et collage sont utilisés par Kentridge afin de révéler au grand public les conditions contemporaines d’une Afrique du Sud en proie à ses fantômes du passé et du présent.

Très présent et reconnu sur la scène locale, William Kentrige jouit d’une visibilité exceptionnelle aux Etats-Unis ainsi qu’en Angleterre. Aujourd’hui, il reste le seul adversaire de taille de l’américain Bill Viola (1951) et du coréen Nam June Paik (1932-2006), se classant « numéro 3 mondial » de l’art vidéo.

William Kentridge, né en 1955 à Johannesburg, Afrique du Sud ; vit et travaille à Johannesburg.

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4. Les trésors méconnus d’Irma Stern

Née de parents Juifs allemands, Irma Stern est la personnification de ce métissage culturel, propre à l’Afrique du Sud, marque d’une confrontation directe entre l’Europe et l’Afrique. Associée au mouvement des Expressionnistes allemands, céramiste et sculpteur, Irma Stern est plus connue pour ses peintures.

Son œuvre tire toute son importance de multiples controverses de l’époque, dans le sens où les œuvres de Stern représentent des personnes de couleurs. Influencé par le succès que rencontre l’artiste en Europe, le public sud-africain met de nombreuses années à reconnaître son œuvre. Le Musée Irma Stern ouvre ses portes en 1972 à Cape Town, dans la maison même où vécut l’artiste.

Irma Stern, Afrique du Sud, 1894 – 1966.

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Diary of a Victorian Dandy: 17.00 hours, ©1994 Yonka Shonibare MBE

5. Yinka Shonibare : quand le wax interroge l’histoire

Nelson’s Ship in a Bottle est cette installation de Yinka Shonibare qui surplombait la place de Trafalgar Square de mai 2010 à Janvier 2012. Une bouteille grandeur nature contenait un bateau dont les voiles sont imprimées de motifs propres au wax, ce tissu « africain », à l’origine indonésien, importé au Ghana par les anciens combattants Ashanti au 17ème siècle, puis commercialisé par les Hollandais.

D’origine nigériane, l’œuvre de Yinka Shonibare se concentre sur un questionnement lié à son identité, sur la perception des symboliques liées à l’africanité et au corps noir dans l’histoire anglaise, et par extension européenne.

Shonibare se revendique comme un citoyen du monde à part entière. C’est cette hybridité culturelle qu’il s’attache à démontrer et développer dans son travail. Shonibare imbrique de multiples références historiques et culturelles les unes aux autres, marquant le présent d’une nouvelle narration contemporaine, en phase avec son époque.

Yinka Shonibare, né en 1962 à Londres, Angleterre ; vit et travaille à Londres.

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