Tourisme Culturel: 10 joyaux du patrimoine Africain (part.1)

Le continent africain détient un patrimoine culturel exceptionnel. Vestiges datant du début de notre ère voire avant Jésus-Christ, traces des plus grands empires royaux ou marques historiques d’un commerce mondial: l’Afrique délivre une histoire passionnante et fascinante à la fois.

L’Afrique est –elle le « Berceau de l’humanité » ?
Un ancien président français déclarait : « le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ». Peut-être ignorait-il l’existence des cercles mégalithiques de Sénégambie – alors même qu’il prononçait son discours à Dakar – de la ville d’Axoum, des tombes des rois du Buganda, des ruines de Khami…

Voici une sélection de sites culturels africains, inscrits sur la liste du patrimoine mondiale de l’Unesco.

1. Les Palais royaux d’Abomey, BéninRoyal Palaces of Abomey

Palais royaux d’Abomey, © CRA-terre / Ensag,Thierry Joffroy.

Les palais royaux restent une preuve incontestable de la grandeur du Royaume du Dahomey. Entre 1620 et 1900, douze rois se sont succédés à la tête du Royaume d’Abomey.
Soumis aux préceptes de la culture Aja-Fon, cet ensemble de dix palais représentait le centre de décision du Royaume, le lieu de conservation des trésors royaux, et était le terrain d’expérimentation de savoir-faire artisanaux.
Houébagda, (1645-1685) donne le la : chaque roi construit son palais à côté de celui de son prédécesseur. En 1889, le prince Kondo prend le pouvoir sous le nom de Gbéhanzin. Son règne est marqué par son héroïsme à repousser l’invasion coloniale française.

Au sein des palais des rois Ghézo et Glélé, se trouve le musée historique d’Abomey. Le site accueille encore aujourd’hui des cérémonies traditionnelles de manière relativement régulière. Les palais royaux d’Abomey ne peuvent être cités sans évoquer les sombres pages de l’Histoire : le royaume du Dahomey fut dépendant du commerce des esclaves durant le 18ème siècle.

2. Les tombes des rois du Buganda à Kasubi, Ouganda

Tombes des rois du Buganda à Kasubi (Ouganda), © UNESCO,  Lazare Eloundou Assomo

Le palais des Kabakas – titre donné au roi dans la région de Buganda – fut construit en 1882, sur les collines de Kabusi, à Kampala. Ce n’est qu’en 1884, que le palais devient un cimetière royal.

Aujourd’hui, le site a une forte symbolique historique. Lieu funéraire, les quatre tombes des Kabakas se situent dans l’édifice central – Mudizu Azaala Mpanga – qui est à l’image de prouesses artisanales exceptionnelles.
Les Kabakas sont : Muteesa I (1835-1884), Mwanga II (1867-1903), Daudi Chwa II (1896-1939- et Muteesa II (1924-1969).

L’ensemble du site et ses éléments architecturaux sont des références pour la communauté Baganda sur les plans religieux, historique et culturel. Des cérémonies spirituelles s’y déroulent encore aujourd’hui.

3. Ville historique de Grand-Bassam, Côte d’Ivoire

Ville historique de Grand-Bassam (Côte d’Ivoire), © Ministère de la Culture et de la Francophonie du Côte d’Ivoire

Inscrite sur la Liste du Patrimoine mondiale depuis 2012, Grand-Bassam fut la 1ère capitale de la Côte d’Ivoire. La vie située en bord de mer présente un ensemble de bâtiment et d’édifices coloniaux, marques physiques et historique du rôle de centre administratif sous l’A.O.F. (Afrique Occidentale Française) de la fin du 19ème siècle jusqu’aux années 1950. D’un point de vue historique, Grand-Bassam illustre un carrefour culturel entre Européens, Africains et la population locale, entre heurts et amitié. Une grande communauté N’zima est présente dans la ville.

Le 13 mars 2016, la ville faisait tristement les gros titres, suite à des attaques meurtrières qui suivent la piste terroriste.

4. Cidade Velha, centre historique de Ribeira Grande, Cap-Vert

Cidade Velha, centre historique de Ribeira Grande (Cabo Verde), © CRA-terre / Ensag, Sébastien Moriset.

Cidade Velha est le centre historique de la Municipalité de Ribeira Grande, sur l’Île de Santiago au Cap-Vert. Cidade Velha est le nom historique de la ville de Ribeira Grande ; elle est située à 12 km de Praia, la capitale de l’archipel.

A partir du 15ème siècle, Ribeira Grande constitue aujourd’hui un symbole historique de l’expansion européenne en Afrique sub-saharienne. Ville tropicale aux commerces florissants et point stratégique sur le plan économique, Ribeira Grande est le centre névralgique des échanges entre l’Afrique, l’Europe et les Amériques. La colonie européenne attire de nombreux explorateurs et présente très vite un rôle de centre administratif.

Cidade Velha reste néanmoins un lieu de mémoire en ce qui concerne la Traite Atlantique. Le port de Ribera Grande voit transiter une main d’œuvre composée d’esclaves venant de la Côte de Guinée, à destination des autres régions de l’archipel ou des Amériques. En effet, les navires en provenance de l’Amérique du Sud et des Antilles font escale à Ribeira Grande, transformant la ville en un comptoir colonial majeur et surtout un pôle portugais décentralisé.

Considérée comme le « berceau de la culture créole », Cidade Velha présente des particularités de métissage au niveau de la musique, de la religion, du vocabulaire ou encore des relations sociales et politiques. C’est sur ce brassage culturel historique que se bâtit la société cap-verdienne d’aujourd’hui : une société métisse aux influences africaines et méditerranéennes (Portugal, Italie et Espagne).

Cidade Velha est un témoignage physique exceptionnel datant des 15ème et 16ème siècles. Le patrimoine bâti du centre historique présente le Fort de São Filipe – qui fait partie d’un ensemble de postes de surveillance stratégiques contre les attaques des pirates -, une cathédrale, la Chapelle de São Francisco, l’Eglise Nossa Senhora do Rosário ou encore le Pilori en marbre blanc, symbole de l’ordre esclavagiste à l’encontre des esclaves récalcitrants.

5. Les ruines de Khami, Zimbabwe

Ruines de Khami, 2012,  © OUR PLACE The World Heritage Collection, Vincent Long.

Situées au sommet d’une colline, les ruines de Khami sont à l’ouest de la rivière de Khami. Ces constructions datant du milieu du 16ème siècle correspondent à l’ancienne capitale de la dynastie Torwa. Le complexe architectural présente la résidence du chef (Mambo) et les habitations en pisé de la population (daga).

Décorations murales élaborées, passages de circulation et vestiges archéologiques, les ruines de Khami sont le témoignage exceptionnel de prouesses techniques ainsi que de liens commerciaux historiques avec l’Europe (Espagne, Portugal) et l’Asie, entre les 15ème et 17ème siècles.

Monument national zimbabwéen, et ensemble architectural unique, les ruines de Khami restent un lieu spirituel privilégié aujourd’hui pour les communautés locales, ainsi qu’un exemple extraordinaire de savoir-faire.

Sources : ici

Tourisme Culturel: 10 joyaux du patrimoine Africain (part.1) 

 

 

 

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