Tourisme Culturel: 10 joyaux du patrimoine Africain (part.2)

Le continent africain détient un patrimoine culturel exceptionnel. Vestiges datant du début de notre ère voire avant Jésus-Christ, traces des plus grands empires royaux ou marques historiques d’un commerce mondial, l’Afrique délivre une histoire passionnante et fascinante à la fois.

L’Afrique est –elle le « Berceau de l’humanité » ?
Un ancien président français déclarait : « le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ». Peut-être ignorait-il l’existence des cercles mégalithiques de Sénégambie – alors même qu’il prononçait son discours à Dakar – de la ville d’Axoum, des tombes des rois du Buganda, des ruines de Khami…

Voici une sélection de sites culturels africains, inscrits sur la liste du patrimoine mondiale de l’Unesco.

Lire la 1ère partie de l’article ici

6. Axoum (Akum en Anglais), Ethiopie

Axoum (Éthiopie), 2005, © UNESCO,  Francesco Bandarin.

Tombes royales, ruines d’anciens châteaux, obélisques monolithiques, stèles géantes et églises constituent les fragments de la ville ancienne d’Axoum. Symbole de l’Ethiopie antique, et puissant royaume entre le Ier et le VIIIème siècle, Axoum se situe dans la région montagneuse du nord de l’Ethiopie : sur le plateau de Tigray.
Au nord de la ville, ce sont près d’une centaine de stèles monolithiques et d’obélisques – mesurant jusqu’à trente mètre de haut – qui sont éparpillés au pied de la colline Beta Giyorghis.

En 1937, occupant l’Ethiopie, les forces armées de Mussolini enlèvent un obélisque en tant que trésor de guerre. Erigé à Rome jusqu’en 1947, l’Obélisque d’Axoum, haut de 24 mètres, ne sera restitué à l’Ethiopie qu’une soixantaine d’années plus tard…

7. Les cercles mégalithiques de Sénégambie, Gambie et Sénégal

Cercles mégalithiques de Sénégambie,  © OUR PLACE The World Heritage Collection, Pall Stefansson.

Les cercles mégalithiques de Sénégambie sont constitués de quatre grands ensembles de près de 1000 cercles de pierre, situés entre les fleuves Gambie (Wassu et Kerbath) et Sénégal (Sine Ngayène et Wanar), région communément appelée « Sénégambie ». Leur éditification est estimée entre le IIIème siècle avant J.C. et le 16ème siècle de notre ère. Suite à des fouilles archéologiques, ces différents complexes révèlent la présence de sépultures humaines et d’artefacts de poterie et en fer et d’armes.

Véritable site sacré, les communautés locales  continuent d’attacher de grandes croyances spirituelles à l’ensemble des cercles mégalithiques. Anciens de plus de 2000 ans, ces quatre complexes détiennent une valeur universelle incontestable et témoignent mystérieusement d’une civilisation perdue.

8. Les forts et châteaux de Volta, d’Accra et ses environs et des régions centrale et ouest, Ghana

Forts et châteaux de Volta, d’Accra (Ghana), © AWHF,  J. Nyangila.

Les forts et châteaux de Volta de la région d’Accra correspondent aux comptoirs construits progressivement entre 1482 et 1786.
Pendant près de quatre siècle, ces comptoirs précoloniaux fortifiés ont formé un foyer commercial et ont servi de bases arrières aux Européens (Portugais, Espagne, Suède, Hollande, Allemagne, Grande-Bretagne), dans le cadre d’échanges équitables – l’or principalement entre marchands d’Europe et négociants africains, venus de l’hinterland.

Ces appendices architecturaux européens se plantent dans la côte ghanéenne entre Keta et Beyin, et jouent un rôle dans le commerce des esclaves africains déportés vers les Amériques.
L’ensemble se compose de trois châteaux Cape Coast, Saint George d’Elmina et Christiansborg à Osu, Accra), une vingtaine de forts, la majeur partie est dans un bon état de conservation ; et enfin des ruines et des traces de fortifications.
Chaque entité joue un rôle politico-administratif; et ces marchands européens arrivent avec leurs commodités et importent leurs moeurs.

Construit en 1482 par les Portugais, le château Saint George d’Elmina est désigné comme l’une des constructions les plus anciennes édifiée hors du continent européen, datant du 15ème siècle, érigeant Elmina, au rang de centre symbolique des premiers contacts entre Européens et Africains.
Le château de Cape Coast est aujourd’hui un musée qui rappelle la douloureuse histoire de l’esclavage.

9. Les sites d’art rupestre de Kondoa, République Unie de Tanzanie

Région de Dodoma, 2006,  © UNESCO, Paul Joynson-Hicks

C’est dans la Vallée du Rift, que se déploie la zone du site d’art rupestre ; Kondoa est située dans la région de Dodoma, en Tanzanie.
Découvertes en 1908 par des missionnaires, les peintures rupestres ont fait l’objet de diverses recherches scientifiques, et sont les traces historiques datant de plusieurs millénaires, laissées par les habitants de cette région. Le site présente entre 150 à 450 décors rupestres (grottes, sous-abris, façades rocheuses).

Groupes de chasseurs-cueilleurs et communautés pastorales ont ainsi marqué leurs territoires de ces images remarquables, illustrations de leurs valeurs et croyances traditionnelles.

Aujourd’hui, les populations locales confèrent une valeur traditionnelle et spirituelle à travers des rites pratiqués tels que des rituels d’invocation de la pluie, de guérison ou encore des cérémonies d’initiation.

10. Tombouctou, Mali

Tombouctou (Mali), © UNESCO, Lazare Eloundou Assomo.

Sur le fleuve Niger, au Mali, Tombouctou a une place particulière dans l’histoire du continent. Symbole culturel du rayonnement de l’Islam en Afrique, les trois mosquées – Djingareyber, Sankoré et Sidi Yahia – et les seize mausolées de saints, constituent un patrimoine exceptionnel datant de la période du 15-16ème siècle.

Les vestiges de Tombouctou sont de véritables témoins physiques de l’âge d’or qu’a connu ce carrefour commercial incontournable et haut-lieu spirituel et culturel. Les édifices relèvent une architecture de terre traditionnelle ; le site malien est aujourd’hui menacé par les avancées de dunes de sable.

En 2012, certains mausolées ont été détruits, ainsi que la porte de la mosquée Sidi Yahia, durant des attaques djihadistes.

Sources : ici

En plus sur african links:

Tourisme Culturel: 10 joyaux du patrimoine Africain (part.1)

Patrimoines oubliés d’Afrique, l’ouvrage

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