Her Story: Sisterhood That Transcends @GAFRA (part. 1) – Between yesterday and today: Rewa revisits Nigerian traditions through painting (part. 1)

Her story: Sisterhood That Transcends réunit deux artistes dont les oeuvres dialoguent dans une dimension contemporaine. Rewa convoque la tradition nigériane, tandis que Dagmar Van Weeghel conjugue un présent avec toutes ses problématiques socio-politiques.
Miroir contemporain d’un art en phase avec les questions de son époque, l’exposition présentée à la Galerie of African Art de Londres, résonne dans les antres d’un espace-temps universel.

Rewa, Somtochukwu, 2017, acrylic on cartridge paper, Courtesy of the Gallery of African Art (GAFRA).

Colorés, intenses, pop… Les portraits de Rewa révèlent une féminité à plusieurs facettes hors paire. Car c’est ce qui intéresse l’artiste: représenter une beauté noire plurielle qui s’ancre dans le contemporain.
Avec sa nouvelle série Onicha Ado N’Idu Naming Rites & Traditions of the Igbos of Nigeria), Rewa aspire à « partager sa culture avec le public », notamment à travers le noms des oeuvres, des noms qu’elle attribue à ces femmes qu’elle peint.

Rewa, Somadina, 2017, acrylic on cartridge paper, Courtesy of the Gallery of African Art (GAFRA). 

Ces portraits sont parfois le résultat de la bouche d’une première, des yeux d’une autre, des cheveux d’une troisième… Ces femmes « inventée » investissent alors l’espace pictural sous la main de l’artiste pour raconter une autre histoire en résonance avec celle du monde.
Entre beauté et esthétique, l’oeuvre de Rewa tire un trait d’union entre le global et le particulier d’une manière subtile. En effet, ces portraits vus comme un jeu de carte mystique, portent avec charisme de précieuses informations sur la tradition nigériane.

 Rewa, Nwabundo, 2017, acrylic on cartridge paper, Courtesy of the Gallery of African Art (GAFRA). 

 Rewa, Nkiruka, 2017, acrylic on cartridge paper, Courtesy of the Gallery of African Art (GAFRA). 

Quand portrait rime avec identité.

Les portraits de Rewa abordent la dimension identité tout en s’appuyant sur une esthétique qui rappelle le Pop art des années 1950. Aplats de couleur, formes stylisées, couleurs vives… L’artiste nigériane déjoue les codes contemporains au service d’une tradition qu’elle souhaite partager avec le monde: « Je suis originaire du Nigeria où la tradition est très importante. J’aspire à ce que le public aient une véritable compréhension des origines d’une culture et ne s’arrêtent pas seulement à un art africain. Mon travail consiste aussi à éduquer: un nom ne définit pas seulement une personne et que je suis prête à montrer au public que je peux et veux partager avec le monde les tradition culturelle du pays dont je suis originaire« .

Sans distinctions de carnations, la beauté noire est représentée dans son ensemble.
La dimension politique de l’oeuvre de Rewa est également de démontrer que cette beauté qui est invisible dans les canaux majeurs de communication. L’importance du titre  et le poids d’une tradition retrouvée pèsent sur chaque aplat de couleur.

Propos recueillis par Virginie Ehonian

 

english

Her story: Sisterhood That Transcends brings together two artists whose works dialogue in a contemporary dimension. Rewa calls the Nigerian tradition, while Dagmar Van Weeghel combines a present with all its socio-political issues.
Contemporary mirror reflecting an art in line with the questions of its time, the show at the Gallery of African Art of London resonates in the hallways of a universal space-time.

Colorful, intense, pop … Rewa’s portraits reveal an outstanding and multi-faceted femininity. The artist represents a plural and contemporary black beauty.
With her new series Onicha Ado N’Idu Naming Rites & Traditions of the Igbos of Nigeria), Rewa seeks sharing her culture with the public. The titles of her works in particular through the titles of the works.

These portraits are sometimes the result of a mouth of one woman, the eyes of another, the hair of a third one … These women « invented » are put in pictorial space to tell a story in resonance with the world. Between beauty and aesthetic, Rewa’s work draws a link between the global and the particular in a subtle way. Indeed, these portraits seen as a mystical card game, reveal with charisma valuable informations about the Nigerian tradition.

When portrait means  identity.

Rewa’s portraits tackle the identity issues while relying on an aesthetic that reminds us the Pop art of the 1950s. Stylized drawings, bright colors … The Nigerian artist eludes contemporary codes to serve her culture she shares with the audience: «  I want people to have a real understanding about where we come from and not just say that it’s African art. But I want also educate: a name is not just a name; it defines a person and this is what I am trying to show to the audience. I want to share with the world my Nigerian culture and my traditions. »

Without distinctions of complexion, black beauty is represented as a whole.
The political dimension of Rewa’s work is also to demonstrate that black women remain invisible to the Western media. The meaning of each title matters for a newfound tradition.

En +:

HER STORY: Sisterhood That Transcends : REWA & DAGMAR VAN WEEGHEL
22nd September – 21st October 2017

Gallery of African Art (GAFRA)

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :