En résonance : Où placer l’utopie sur la carte de l’Afrique?

 Une modernité africaine?

L’occidentalisation de l’Afrique est en cours depuis la colonisation: langues officielles, systèmes d’éducation, administration, organisation économique, institutions ont pris sur le continent africain des formes occidentales. (…) Quelles pourraient être les contours et les contenus de cette modernité africaine, si elle souhaite éviter de devenir une mauvaise contrefaçon de l’Europe? (Felwine Sarr, Afrotopia, 2015).

Sarah Waiswa, Stranger In A Familiar Land, 2016.

 Cairo Bat,  Act 1 The Roof,  2016.

« Afrotopia » est le titre donné à la 11ème édition de la Biennale de photographie de Bamako. Entre un présent qui s’appuie sur le passé et un avenir qui oscille entre réalité et utopie, dans quelle mesure bâtir la société idéale?

Le rituel ponctue une histoire de l’art qui s’écrit par à a-coups, entre les lignes de la globalisation culturelle. Et justement, interrogeons-nous sur le rôle et le sens d’une biennale sur le continent africain? Un rendez-vous international, une vitrine inédite pour les artistes ou encore une opportunité culturelle pour la diplomatie, le tourisme et le commerce local?

Baudouin Mouanda, Les fantômes des corniches, 2017.

 Michael MacGarry, Kilamba Kiaxi, 2015.

 Raphaël Barontini, Héraldiques Créoles , 2017.

Comprenez ici le terme « utopie » au sens d’une société imaginaire idéale. Ainsi, la 11ème biennale de Bamako et par extension l’art contemporain, représenteraient-ils des modèles afin d’atteindre une société idéale?
Entre tradition et modernité, et d’un point de vue esthétique, Afrotopia questionne les enjeux culturel et esthétique d’une biennale sur le continent africain. Les grands événements artistiques permettraient d’interroger d’une certaine manière les points d’ancrage d’utopies contemporaines  ainsi que dans  l’imaginaire collectif.

Reste à éviter l’écueil une « muséification » des événements d’art tout, en mettant de côté les véritables enjeux économique et historique.

La Nooru Box en résonance avec la Biennale de Bamako.

Dans cette Nooru Box, les plaidoiries du film Bamako d’Abderrahmane Sissako interrogent le patrimoine architectural de la ville de Djenné. Et au coeur de ces deux articles culturels, le numéro d’Aperture qui présente la Biennale de Bamako.

Comment se débat un continent africain entre les maux d’une mondialisation avec au creux de son poing levé, son patrimoine culturel?
Entre l’héritage et l’avenir, l’utopie de l’idéal par la culture.

En + :

https://www.rencontres-bamako.com/

Nooru Box: En échos à « Afrotopia »

L’ouvrage Afrotopia de Felwine Sarr dans la Nooru Box 2

 

 

 

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