De la fiction à l’utopie, il y a un interstice réel pour explorer les identités. (2)

This is Utopia, to Some met à l’honneur les artistes Steffani Jemison & Justin Hicks, Isaac Kariuki & Tamar Clarke Brown, Chloé Quenum et Martine Syms. L’espace parisien de la Fondation Kadist devient un champ expérimental contemporain de la pluralité des identités. Différentes disciplines interagissent et concourent à apporter des éléments de réponse à la question de la réappropriation culturelle. Musique pour le duo Jemison-Hicks, la vidéo pour Martine Syms, l’artisanat d’art pour Chloé Quenum et enfin Internet et les réseaux sociaux pour Isaac Kariuki et Tamar Clarke Brown. Tant d’outils et de médias qui d’une même voix contemporaine repoussent les limites de l’art.
La Fondation Kadist et la commissaire d’exposition Elise Atangana présente ensemble l’exposition This is Utopia, to Some.

 This is Utopia, to Some, 2017  co-cur. Elise Atangana, Kadist,Paris, 2018, ph.: Aurélien Mole.

  This is Utopia, to Some, 2017  co-cur. Elise Atangana, Kadist,Paris, 2018, ph.: Aurélien Mole.

Et si les gestes effectués lorsque l’on se fait une tresse étaient enregistrés et conservés sous forme de code? Isaac Gariuki a conçu son conçu l’installation CBT (Coding: Braiding: Transmission) en binôme avec la critique et commissaire d’exposition Tamar Clarke-Brown.
Ici, le numérique permet d’explorer la sphère privée à travers un geste de beauté. Tout le questionnement de la vidéo surveillance dans l’espace public est abordé de manière conceptuelle, à travers deux volets: une performance durant laquelle 3 tresseuses filment leurs gestes avec une vidéo sur leurs fronts. Puis, une introspection d’Isaac Kariuki dans l’intime d’une jeune femme. Quelle est sa personnalité numérique, comment la nourrit et qu’est-ce qu’elle laisse entrevoir? Des questions plus que contemporaines, que l’art tente de résoudre…

 This is Utopia, to Some, 2017  co-cur. Elise Atangana, Kadist,Paris, 2018, ph.: Aurélien Mole.

 This is Utopia, to Some, 2017  co-cur. Elise Atangana, Kadist,Paris, 2018, ph.: Aurélien Mole.

Suite à un atelier avec le centre social d’Atlantic Terminal Houses à Brooklyn, Steffani Jemison et Justin Hicks proposent une relecture visuelle de certains s de la musique noire. Le même public est convié à s’exprimer de manière plastique après des séances d’écoute. Le duo n’hésite pas à mixer et remixer des chansons pour nourrir leur réflexion artistique, créant à partir de bribes musicales de nouvelles sonorités.

Power listening (Power power power power power) repousse alors les limites du son en matérialisant son essence. Entre poésie et un humanisme contemporain qui se réfère pouvoir de la musique, l’installation tente de rendre visible cet interstice utopique entre imaginaire et réalité, via un prisme socio-politique.

En + :

Plus d’infos ici

Isaac Kariuki (Née en 1993 à Nairobi, Kenya) Vit et travaille entre Londres et Nairobi.
http://isaackariuki.com/

Tamar Clarke Brown
https://www.tamarclarkebrown.com/

Steffani Jemison (Née en 1981, à Berkeley, Etats-Unis) Vit et travail à New-York.
http://www.steffanijemison.com/

Justin Hicks
http://massmoca.org/event/mikrokosmos-steffani-jemison-and-justin-hicks/

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