Les autoportraits d’un confiné: un kaléidoscope d’émotions par l’artiste Didier Viodé.

Durant le confinement, l’artiste s’est livré à la réalisation d’une cinquantaine d’autoportraits. Encre, peinture acrylique, Didier Viodé esquisse, retranscrit sa réalité de confiné, entre ses humeurs, ses émotions et ses sensations…

Un kaléidoscope représente une « succession rapide et changeante d’impressions, de sensations ». D’un autoportrait net, suivra un autoportrait aux contours flous où les traits humains sont gommés pour disparaître dans un amas diffus d’encre. Un visage sans yeux ni bouche, une « tête d’intello » avec des lunettes, une autre ambiance, une autre humeur, une autre facette de sa personnalité à découvrir.
Mis les uns à côté des autres, les autoportraits de l’artiste Didier Viodé sont à l’image d’un kaléidoscope visuel et virtuel, partagés sur son compte Instagram durant la période du confinement.

Entre art et confinement, l’autoportrait fait le lien.

La crise sanitaire qu’ont connu les sociétés du monde entier a impacté très largement notre rapport à l’art.
Par exemple, d’après une étude menée par Pyjam’Advisor , 49 % se sentent plus cultivés qu’avant le confinement.*

Le spectre de la vie poursuit sa trajectoire au travers de  profonds questionnements de l’artiste qui font échos aux sensations du spectateur, et le renvoient à une expérience de l’intime. L’autoportrait se situe à un degré ultime dans la relation entre l’artiste et son public. Ici, Viodé partage ses émotions au gré d’une courbe émotionnelle qui oscille entre figuratif et abstraction. Un alliage de sentiments perceptibles à travers la technique choisi, le trait et la composition de l’autoportrait.

Un visage reconnaissable ou non, une composition plus ou moins élaborée, un sentiment prédominant… La vie de confiné à Besançon de Didier Viodé se décline déclinée au rythme de ses autoportraits bruts et sans fioritures.

Un dessin, un trait à main levée, un amas de peinture… prennent forme dans l’espace pictural, pour crier un message visuel qui résonne sans mot, sur l’échelle de nos émotions.

En + :

Né en Côte d’Ivoire et originaire du Bénin, DIDIER VIODÉ, débute ses études à l’Institut National Supérieur de l’Art d’Abidjan, puis les poursuit en France au moment où la Côte d’Ivoire s’enfonce dans une impasse politique. Il découvre pendant ses recherches aux Beaux-Arts le mouvement FLUXUS qui prône que tout est art. Il commence alors à utiliser dans son travail des matériaux insignifiants tels que : les cartons, le plastique, les toiles de jute, les vieux journaux qu’il colle directement sur ses différents supports. Son inspiration lui vient de la rue, de son environnement, de la société et des médias. Il observe l’Homme, l’Immigré, peint, photographie et filme son quotidien. Plaçant L’Être humain au cœur de ses préoccupations, son objectif est de donner à regarder le monde à travers son art. En 2016, à travers sa série Les Migrants, encre sur papier, il met en scène des migrants sur le chemin de l’Espérance, qui bravent les éléments naturels, la mort, l’indifférence, le mépris et fuient la guerre à Alep en Syrie, en Irak, en Afrique ou ailleurs.
https://didierviode.fr/
A voir 59 autoportraits d’un confiné par Didier Viodé
https://www.piasa.fr/fr/news/autoportrait-d-un-confine-didier-viode

*Méthodologie : enquête réalisée entre le 13 et le 25 mai 2020 auprès de 17 823 personnes représentatives de la population nationale française selon la méthode des quotas. Sondage effectué en ligne, sur le panel propriétaire BuzzPress France regroupant plus de 21 216 personnes. Toutes les informations mises en avant par les personnes interrogées sont déclaratives.

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